Tournefeuille. Des lycéens voyagent en impesanteur

Des lycéens voyagent en impesanteur

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Les «têtes en l'air» devant l'avion où ils ont réalisé des expériences. en impesanteur. /Photo DDM

Les «têtes en l'air» devant l'avion où ils ont réalisé des expériences. en impesanteur. /Photo DDM


En décembre dernier, les élèves de la voie professionnelle (3e prépa pro) dirigés par Aurore Auberix leur professeur de maths physique, et ceux de la voie générale, ouverte cette année, (seconde 3) avec Christine Madelaine professeur agrégée de sciences physiques commençaient au sein du lycée Françoise, une expérience unique qui devait se poursuivre sur le tarmac de la société Novespace à Mérignac, fin mai. En effet, le lycée avait été sélectionné pour participer à une campagne de vol parabolique, projet parabole 2015 organisé par le Cnes.

Expériences en vol

Intitulé «les têtes en l'air», ces deux classes ont préparé tout au long de l'année des expériences qui ont été montées en mars dans un châssis (sorte de mini laboratoire) prêté par le Cnes. Ces expériences, filmées tout au long du vol devant subir des paraboles effectuées par l'avion Airbus OG. Les lycéens avaient travaillé sur de nombreuses hypothèses ( mélange ou pas de l'eau et de l'huile en impesanteur…)

Mardi 16 juin, le petit groupe présentait le résultat de ce vol bien particulier. «On a réussi à remonter le temps !» s'amusent les professeurs constatant que dans le sablier, le sable remonte en impesanteur. Quant au pendule, il s'affole en «OG» !

«C'est grisant»

Une vidéo préparée par les élèves expliquait chaque détail de ces expériences. Elle était suivie également d'un film sur leur séjour à Mérignac, et leurs visites « C'est unique, ça se produira qu'une fois !» racontent-ils , pas encore totalement «revenus» de leur voyage. Pourtant, eux n'ont pas embarqué pour le vol. Seuls deux professeurs ont effectué les paraboles.» C'est grisant, extraordinaire», confie Aurore Auberix.» On peut maîtriser nos gestes, très précisément, faire des manipulations, mais on ne peut pas maîtriser le déplacement du corps». Maintenant, le fruit de ce travail sera réutilisé en cours ,durant les prochaines années, et ce, jusqu'au bac. C'est la pérennité de cette aventure qui avait séduit le CNES au moment de sa sélection. Les «têtes en l'air» ont bien les pieds sur terre… Mais mardi dernier, ils étaient tous, professeurs compris, encore un peu en impesanteur.

V.B.

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