Le travail c’est la santé… Ou pas, selon Jawbone

Il est souvent pertinent de s’intéresser aux données révélées par les fabricants de bracelets connectés sur les habitudes de leurs utilisateurs. C’est aujourd’hui Jawbone qui analyse les impacts de longs trajets quotidiens sur la vie de ses utilisateurs.

De longs trajets pour aller travailler ont des impacts sur le sommeil

On pouvait s’en douter, mais ceux qui ont un long trajet à faire chaque matin pour aller travailler dorment moins que ceux qui n’ont pas de trajet à faire du tout (typiquement ceux qui travaillent de chez eux). On apprend ainsi que ceux qui ont plus de 25 km (15 miles) à faire chaque matin vont se coucher en moyenne 28 minutes plus tôt que les autres; et se lèvent 51 minutes plus tôt. Cela fait donc un différentiel de sommeil de 24 minutes entre ceux ayant un long trajet à faire, et ceux qui travaillent de chez eux. Cela a nécessairement des effets physiologiques, au premier lieu desquels une fatigue plus importante au quotidien.

Plus étonnant, ceux qui se lèvent le plus tôt en semaine gardent cette habitude le week-end, et se lèveront en moyenne 30 minutes plus tôt que les autres.

Des effets sur l’activité physique également

Un trajet pour aller au travail plus long a aussi un impact sur l’activité physique. Ceux qui ont un long trajet à faire marcheront en moyenne 100.000 pas de moins, sur un an, que ceux n’ayant aucun trajet à faire. Cela fait en moyenne 274 pas en moins par jour (calcul exclusif Stuffi.fr). On peut expliquer cette différence par le fait que ceux qui ont un trajet moins long à faire privilégient les transports en commun (nécessitant un minimum de marche), là où ceux ayant 20 kilomètres ou plus à faire utilisent davantage leur véhicule.

Sans doute fatigués de la semaine, les ‘long-commuters’ (long trajet à faire) marchent en moyenne, sur un week-end, 1000 pas de moins que ceux n’ayant pas ou peu de trajet à faire en semaine. Les effets sont donc potentiellement significatifs à terme, le différentiel d’activité entre les deux catégories se creusant, n’étant même pas compensé par un regain d’activité sur les week-ends.

Source